Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Une route à Bangkok

    Très tôt le matin dans un bus sur une route embouteillée de Bangkok, le ciel vêtu de nuages couleur bleu gris, le conduit de climatisation souffle au-dessus de ma tête un air sec et glacial, et le frisson au long de ma colonne vertébrale. Tout me file une drôle d'impression d'hiver, ça projette de ma mémoire les souvenirs de matinées nuageuses et fraîches oû aller au lycée n'avait plus qu'un seul sens: échapper à la froideur de la maison, de maman qui déprime et du frigo vide.

    Ce matin je me demande à quoi donc m'échapper en faisant ce boulot; à mon être qui déprime ou à ma vie qui se fait vide. Qu'est-ce que je fais ici à Bangkok très loin de chez moi qui apparemment n'existe plus.

    A force de voyager en paquet postal j'ai perdu le sens de la pesanteur, je suis en état d'omni flottance indéterminée, le seul clou qui me retient sur terrain ferme est cette imbécile joie que de me trouver à côté de mon barbu, pour une seconde j'aurais l'air d'une romantique obsédée mais honnêtement qu'est ce que le monde sans ceux qu'on aime.

    J'attends la fin de cette route embouteillée de cette Bangkok à la matinée nuageuse faussement hibernale purement tropicale, peut être j'arriverai jusqu'au bout de ma route à moi et trouver ma vocation.