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Lost In Translation

En ce moment bien précis je me trouve à l'hôtel Manila, aux Philippines, très loin du Qatar et de la Tunisie, très loin au point d'en avoir l'insomnie, ici au Levant le sommeil me quitte, il se colle toujours sur mon siège strapontin à l'avion, et rentre à la maison attendant mon chèri. D'ailleur je ne dors bien que dans ses bras.

Ici au Levant je trouve un sens à l'exil, cet air lourd humide chargé d'odeurs de nourriture bizarroïde, cette facilité avec laquelle ces gens vivent, ignorant tous les soucis du monde entier jusqu'à les leurs. Le Levant me dépasse, m'effasse, me réduit à une zombie essayant déseperement de dormir, Manilla, Bangkok, Jakarta, Seoul, Singapore et même Melbourne dans son ultramoderne amabilité, ils me laissent tous abbatue fatiguée innervée et surtout très éveillée.

Ici ce soir ou cet après midi, je n'en sais plus à quel faisceau horaire me repérer, je suis dans cet endroit qui défie le temps et l'espace. Une bâtisse centenaire, d'apres l'histoire, le général Mcarthur a loge dans une chambre de cet hotel en 1935 et l'a quitte six ans apres, je tourne en rond cherchant un coins qui pourra foudroyer mes neurones et m'envoyer au lit. Je me demande qu'est ce que Hemingway voulait réellement dire par "It's a good story if it's like Manila Hôtel"!!!!! Sérieusement cela sonne comme le délire qui m'envahi au Levant, cette Scarlette Johansson collée à la vitre d'un hôtel à Tokyo, l'on se sent pour de vrai "Lost in translation" dans ce coin du monde aussi délabré que Dan Brown l'a qualifié de Portail de L'enfer!

Mais l'hôtel Manila est dangereusement beau, intriguant comme un vilain petit canard, on pense que la petite surprise de sa facade sera tout ce qu'il a à offrir puis une fois à l'intérieur, un pianiste talentueux jouant Nat King Cole nous arrache en un flash hilarant vers l'ére coloniale, le plafond en bois massif du hall principal et les lourds lustres suspendus semblent renverser les lois de la gravité, le marbre froid noir et blanc et l'air rustique authentique de son mobilier semblent défier la chaleur cajolante des orchidées parsemées sur les tables et la base des colonnes.

Semble-t-il que Hemingway après tout n'a pas déliré, cet endroit est une belle histoire si seulement j'y arrive à dormir. Ou même à retirer de ma mémoir ce film de fou que j'ai vu hier ou peut être ce matin, The Hidden Face d'Andrès Baiz, me trouver seule dans une chambre de cent an et plus me rend encore plus anxieuse. 

J'emmerde ces vols long trajet vers le soleil, ça dévore mes heures ça dévore ma vie.

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