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  • A Daressalam, je rêve de Zanzibar

    Notre vol à Dar Essalam était calme on devait transiter par Nairobi au départ avant de débarquer à la capitale tanzanienne, ce fut un matin chaud et humide, la route depuis l'aéroport jusque l'hotel était longue, ou me sembla-t elle longue à cause de la fatigue, les embouteillages avaient déja commencé, une journée de semaine ordinaire sur la côte est du continent noir, pour moi Dar Essalam n'avait aucun charme particulier, dans ma tête le mot Zanzibar sonnait comme une obsession, je sais que l'île me décevra, que le mystére d'antan avait disparu sous des tonnes de pauvreté et de saleté mais que faire, je veux voir StoneTown et le Rock Restaurant sur les plages du côté est de l'île . 

    Je devrais me contenter de Dar Essalam cette fois, autant profiter de mes vingt six heures en Tanzanie, à l'hotel Serena un accueil africain habituel, sourires sincéres et chaleureux, l'on se sent chez soi dans l'immédiat, l'ambiance encourage à la rêverie, je me suis coulée dans mes rêveries d'époques lointaines, où des personnages mystérieux se baladaient en tenue d'époque, la faute à celle que portaient le personnel de l'hotel.

    J'ai décidé de sortir en ville et découvrir au moins un de ses coins avant de relaxer au bord de la piscine, j'ai donc demandé au conciérge et il m'a étalé une liste, je me suis vue tentée par une escapade au Mwenge, le marché artisanal, qui n'était pas loin de l'hotel, on nous a appelé un taxi moi et ma collégue sud-africaine, une fille gentille mais autoritaire, on est ressorti à la rue surpeuplée et chaude, une sensation de malaise vous accompagne si vous n'êtes pas habitués à ce climat tropical et marin à la fois, on a l'impression de transpirer mais c'est de la vapeur d'eau qui vient se coller à votre peau, elle vous enveloppe comme un sac en plastique et là vous commenceriez à vous étouffer, à transpirer vers l'intérieur, c'est irritant!  

    Arrivant  au Mwenge j'ai vite oublié mon malaise, j'ai toujours été fascinée par la main humaine et ce quelle peut réaliser avec des moyens primitif, dans ce marché le matériau principal fût le bois d'ébéne, et des artisans couleur d'ébéne souriants et pauvres; trop pauvres; l'Afrique est un spectacle douloureux, je regarde ces humains dans leur quête quotidienne laborieuse pour le pain et je ne peux que sourire pour le capacité à garder le sourire malgrés tout.

    Un homme nous accueille chaleureusement dans sa boutique de péle-méle d'une beauté sobre et sublime, il nous a péché le premier, ésperant nous vendre ces merveilles, j'ai l'habitude de ne pas acheter des choses qui ne me seront pas utiles pratiquement, et comme je n'ai pas encore une maison à décorer j'ai repérer immédiatement ce que j'aller acheter; un coffin de plage et des bracelets en ébène.

    Après un bon tour de léche-vitrines sans vitrines on nous a proposé un tour dans les coulisses, l'atelier où ces merveilles voient le jours on a accepté à contre coeur, je ne me sentais pas très confortable à l'idée de suivre cette meute d'inconnus vers un endroit inconnu bref, on nous a conduit dans une ruelle étroite qui fait passer une personne à la fois, ma collégue me devance, j'avais envie de rebrousser chemin, je ne suis pas paranoïaque mais la prudence est une vertu, notre chauffeur n'était pas très loin et ça m'a rassuré un peu, la ruelle débauche sur une court sale et encombrée, des tas de branches d'arbres et des outils tassés par terre, des tentes et des taules des personnes sales et malhabillés en occupés à tailler dans le bois des formes incohérentes mais qui vont à merveille avec nos salon en cuir blanc et nos rideaux en mousseline!

    Je me suis perdue dans leurs sourires la chaleur et l'odeur bizarre, j'avais envie d'emporter tout avec moi et leur donner repos le reste de la journée! 

    On est revenue à l'hotel ma tête tournoyait et ma peau brulait, je me suis endormie jusqu'au soir, j'avais une faim de loup, j'ai fait un saut au restaurant de l'hotel, la cuisine swahili est basée sur les fruits de mer et les légumes locaux; patate douce et compagnie, et c'était bien à mon gout, les tables parcemées sur la pelouse, la lumiére dansante des lanternes et les discussions interminables autour ont atteignué ma solitude, un sentiment permanent dans mon travail, on part chaque jour avec un nouvel équipage et parfois on ne sympathise personne et résultat on est seul pour tout le séjour, heureusement mes livres, mon notebook et ma curiosité absorbent tous mon temps!

    J'ai passé une heure ou même plus à la terrasse, j'écoutais malgrès moi un groupe d'hommes attablés à côté de moi, ils parlaient de Zanzibar, je me suis perdue dans leurs histoires et l'odeur du cigar, je me suis reveillée sur l'attaque des moustiques tropicales qui ont dévoré mes jambes! 

    Dar Essalam, n'était pas la meilleur des destinations mais heureusement la compagnie lancera bientôt les vols directs vers Zanzibar, j'en profiterai pour décocher une ligne de ma longue liste de  "à-faire-avant-de-vieillir"!

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