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Le corps est maître

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Le corps possède une mémoire infaillible, on ne le réalise que lorsqu’on le met à l’épreuve, ce corps ! Je suis un corps de femme, il est possible que pour les hommes ça ne sera guère la même chose.

Quand une femme succombe au plaisir cinglant de fondre dans le corps d’un inconnu, un homme d’un autre monde, d’une autre dimension, un homme qui se manifeste comme son idéal physique, et qui au comble de sa joie la désire, elle pense au départ que c’est une liaison passagère sans représailles. Puis à la fin du premier contact, elle devra se sentir sourde à ignorer ce que son corps raconte. Il a envie de reprendre, ce n’est pas une faim,  un désir à assouvir, même pas un fantasme ! C’est même curieux de se rendre compte qu’on cherche son « corps frères » plus que son  « âme sœurs ». 

Trouver cette personne que l’on croit inexistante, cet homme qui te touche pour la première fois et semble avoir appris par cœur comment parler à ton corps, ce personnage sorti tout juste d’un Arlequin en feu est tout bonnement le seul à connaître la carte au trésor de ton corps comme on se balade chez soi !

Tu le consommes jusqu’à l’épuisement,  tu l’observes et tu l’admires à en tomber malade, puis tu retournes dans ton monde ravie d’avoir prouvé à toi-même que la Nature a bel et bien crée les corps en paires, qu’elle les a mélangé et qu’on est là pour tirer de l’urne les deux boules de la même couleur. Tu retournes dans ton monde abattue pour avoir laisser filer ta boule entre les doigts. Tu oublis mais le corps n’oublis jamais ! Tu n’es pas amoureuse, mais ton corps est devenu ton maître !

L’enfer c’est quand tu te donnes à un autre, amoureux, amant ou aventure, ton fantôme d’inconnu familier rejaillit, tu repenses à ses gestes, sa manière d’être, ses odeurs, ses chuchotements et tout son festival ! Un inconnu familier qui te fait jouir à travers tes souvenirs ! Et l’autre te dégoute, tu continue en priant pour dépasser la puissante emprise de ton corps frère ! Douloureux comme une jambe amputée qu’on continu à sentir ! Tes rapports avec les autres ne font que raviver tes folies ! Tu le veux cet homme plus que la vie, ton corps le veut et tu dois obéir !

Photo: Détail de "Le Rapt de Proserpine" (1621-1622) Le Bernin, Galerie Borghès à Rome. Existe t-il un crops plus en détresse que celui de Perséphone entre les mains de Hades???

 

Commentaires

  • tu as pttr raison, ce sera curieux d'avoir un regard différent sur les femmes, si c'est vrai je serai le premier à me régaler ( :p) j'adore ta manière d’écrire!

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