Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Interdit aux femmes

    La Tunisie, un petit pays, peu peuplée, est classée quatrième mondiale en taux de divorce, d’après Pr Belaid Oulad Abdallah, chercheur tunisien en sociologie. On a alors pour 11 millions d’habitants, 11 000 divorces chaque année. Et tout compte fait 38% des causes du divorce sont d’ordre sexuel et physique, incapacité, déphasage de libido, adultère, jalousie, stérilité. Il se peut qu’on soit dépassé par nombre de pays arabes à savoir que ce genre d’études avec des résultats réels n’est pas courant chez les voisins, mais le problème en tant que tel est spécifique du model social tunisien. Quoique, je ne sais que dalle sur la sociologie, je ne m’empêche guère d’y penser, je vois que les jeunes tunisiens ont tendance à tomber dans le piège des extrêmes, à savoir l’abstinence et la précipitation. Fonder une famille c’est vital, on le sait tous, et pour être conforme aux normes sociales, il faut se marier alors pourquoi ces tunisiens ne le réussissent pas ? Les causes physiques et sexuelles sont incontestablement importantes, je préfère commencer par étayer la part masculine dans ce phénomène social (d'après mes propres observations), simple taquinerie de la part d’une femme qui aime les hommes, tunisiens spécialement. (les femmes c’est encore pire, je les garde à part). L’homme tunisien, indépendamment de sa classe sociale, sa religion, son niveau académique, ses moyens, son aspect physique, et même son pays natal, possède des traits de caractère communs et bien définis, le plus révélateur sera l’incertitude, ne pas savoir sur quel pied danser, faute à la mixture culturelle et historique de ce pays en mosaïque à la recherche éternelle de son identité d’origine. J’avoue, par élan de parité, que les tunisiennes n’échappent pas à cette case. Pour la majorité, trouver la femme de sa vie et l’épouser relève de l’impossible, embarras du choix ! Non, avant de choisir, il faut savoir ce qu’on veut, là on bloque, le tunisien ne sait pas ce qu’il veut en matière de femme. L’homme réagit alors de deux manières : Il reporte ce calvaire, d’où la progression de l’âge moyen du premier mariage à 40 ans pour les hommes, et peut même s’abstenir. Il se marie jeune sans se prendre la tête, pour une raison précise, la pression ; les parents veulent des petits-enfants, le besoin d’une source d’argent, la peur de s’adonner aux plaisirs tabous, la copine fait du forcing (pression de famille ou facteur âge…) au point de ne plus entendre parler d’une vrai demande en mariage en Tunisie !! L’homme qui ne sait pas ce qu’il veut est incapable de décider, pourtant quand il fait le choix, il croit savoir, il veut une femme tunisienne blonde yeux bleus, mince, forte poitrine, fesses galbées… qui sait cuisiner et sent bon, qui sait faire le ménage et le french manucure, qui fait les courses en voile et passe l’aspirateur en hauts talons et porte-jarretelles, de famille bourgeoise et modeste, riche et pas gâtée, indépendante qui lui file son salaire, hautement diplômée et moins intelligente que lui, expérimentée et vierge, partage des activités et le laisse tranquille, discute et obéi,…. Il sait ce qu’il veut, il se marie alors pensant trouver la meilleure partenaire, il fait obstruction au bon sens et à toute remarque d’incohérence avec son cahier de charge il répond par « ça va s’arranger, je vais la changer », là bonjour la catastrophe. Après les préparatifs du mariage et l’affrontement de M. Sang Froid et Mme Bridezilla, les découvertes se déchainent, il devra d’abord encaisser toutes les déceptions des premiers jours, sexe, propreté, bouffe, ménage, goûts, complicité, générosité, intelligence, élégance, politesse, relations publiques… après monter un stratagème de retapage ! Disputes, conflits de principes, scènes de «manège »... Un mois, deux, Mme est enceinte (pour garder son mari il faut un enfant), pure délire féminin (à attaquer ultérieurement), alors M. est déchiré entre panique et ébauche de paternité, entre trousseau et gynéco, il n’y a plus de place à l’intimité. Un mois, deux, un an, la courbe du bonheur attaque sa phase stationnaire pour ne pas dire phase de lyse (désolée pour les termes microbiologiques, faute à ma formation la croissance bactérienne m’inspire), un couple mal alimenté en émotions ne s’épanouira plus, comme les bactéries ; elles meurent et le couple se sépare, elles sporulent et le couple devient frères et sœurs, amis ou même colocataires. Je perds le fils des idées, voilà dans le cas général et dans les différents scénarios, M. et Mme ne se retrouvent plus au lit, déphasage de libido, blocage, précocité, manque d’imagination, frigidité, incapacité et j’en passe. Monsieur est déçu, plus que jamais, le comportement dans ce cas est si curieux, comme la majorité des jeunes couples tunisiens, discuter de sa vie sexuelle est presque un tabou, l’homme pense qu’en parler est une faiblesse, la femme craint se faire passée pour nymphomane et continue à jouer la comédie (dans le cas d’une insatisfaction dans le sens inverse), l’homme retrouve ses vielles habitudes, la femme retrouve ses amies et ses parties de cafardage interminable, le shopping inutile, ménage abandonné, et un come-back aux scènes de ménage quotidiennes ( pire scénario). L’homme et sa femme pourront être plus civilisés, ils s’ignorent, évitent les accrochages, et comme généralement, l’un deux est toujours attiré par l’autre peut faire un effort pour reconquérir (s’il se rend compte déjà qu’ils touchent le domaine « danger mort »), l’autre perd toute envie et réagit à sa manière, les hommes plus facilement que les femmes (on le sait tous) ont recours à un fast food émotionnel après leurs problèmes de digestions à domicile, l’homme enlève son alliance à la sortie de la maison et part à la conquête d’un monde plus vivant, faute d’effort féminin d’une part et erreur de tact masculin d’une autre. Je défie n’importe quel tunisien prétendant n’avoir aucune connaissance qui se tape une maitresse ou même une amourette en cachette loin de son « enfer conjugal » (qui peut être un vrai paradis paradoxalement). Cet homme insatisfait qui s’adonne aux tromperies et mensonges, va maudire ce choix qu’il a fait au début, oubliant alors qu’il n’a pas réussi à définir ses critères objectivement, cet homme qui plaque sa maitresse pour épouser une fille de bonne famille payera souvent cher la facture, cet homme qui rejette une femme mûre pour une jeune canon, blonde et bête payera aussi. Tout ça, si mal exprimé et incohérent, pour dire il n’existe jamais une femme accomplie, qu’un homme ne peut jamais refaçonner une femme déjà bâtie, que l’harmonie est le secret de la réussite, que la sexualité est la clé de voute du petit temple du mariage, que découvrir sa partenaire et accepter sa vrai personne est le seul moyen d’échapper aux 38% des 11000 couples qui se séparent pour des raison d’ordre physique et sexuel. Je pense pourtant qu’un homme qui ne sait pas sur quel pied danser est sacrément moins dangereux pour le couple qu’une femme qui ne sait pas danser du tout