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  • Stop Crying Your Heart

    Punck, Rock, Emo je n'en sais pas trop, c'est comme chercher des différences entre l'écriture chinoise et japonaise, enfin ça ne m'empêche pas d'apprécier! 

    Oasis, Stop Crying Your Heart Out
    podcast

    Dashboard Confessional, Stolen
    podcast

    J'ai tellement peur de craquer, ça commence à se faufiler, cette nostalgie mortelle, il n'est jamais facile de renoncer à son meilleur ami parce que l'amour a tout foiré. 

    C'est vide la vie sans lui, c'est dur de dire adieu pour la vie, je me tue pour ne pas craquer. Chaque milliseconde de résistance est un pas vers un future vivable sans lui et je donnerai tout pour ne plus sentir ce trou dans ma poitrine quand ma mémoire envoi son image vers mes yeux.

    Mes yeux refusent toujours de pleurer, miracle!! Non c'est mon coeur qui pleure..

     

  • Spleen

    J'ai la grippe, mon nez coule, à force de me moucher je risque de l'arracher ce nez de clown! 

    Je hais la grippe, c'est fou comme on se sent misérable, et c'est fou la grippe, c'est la seule maladie qui ne connait pas de limite, tous les humains contractent la grippe au moins une fois par ans!

    Je hais surtout quand je suis sur le point d'éternuer et que faute de préparation ça sort pas, puis quand ça reprend de plus belle, on a juste l'impression de propulser son cerveau en bouillon.

    C'est fou la grippe, c'est fou ce passage de Nouvelles Sous Ecstasy de Frederic Beigbeder, je me sens juste droguée, attardée sociale, ou dois je simplement avouer que cet homme me manque tout bonnement, non oui non oui non....  ce soir à Tunis seule chez moi, j'attend le plombier pour ma cuisinière et mes lèvres gercées comme de la terre remuée, ce soir moi j'ai le goût de spleen


    Spleen à l'aéroportde Roissy-Charles-de-Gaulle

     

    "T'as gobé ? T'as gobé ? Tagobétagobétagobé ? Qui êtes-vous ? Pourquoi on se parle à deux centimètres du visage ? Est-il exact que vous avez lu mon dernier livre ? Pouvez-vous me garantir que je ne RÊVE pas ? Est-il possible d'avoir une aussi jolie bouche de couleur rouge ? Est-il RAISONNABLE d'être aussi mignonne, d'avoir vingt et un ans et un tee-shirt taille XXXS ? Réalisez vous le risque que vous prenez en me faisant des compliments avec des yeux aussi bleus ? Pourquoi je moitise ma main dans la vôtre ? Pourquoi vos genoux me donnent-ils envie d'inventer des verbes transitifs ? Et d'abord quelle heure est-il ? Comment vous appelez-tu ? Est-ce que tu voulez m'épouser ? Pourrais-tu me dire où nous sommes en ce moment ? C'est quoi le Car-en-Sac que tu as mis sur nos langues ? Pourquoi ces rayons lasers cisaillent-ils une nappe d'air liquide ? Pour qui sont ces magnums de Champagne qui sifflent sur nos têtes ? Au bout de combien de temps on regrette d'être venu au monde ? Tu sais que t'as de beaux yeux tu sais ? Pourquoi pleurez-vous ? Quand est-ce que tu m'embrasses ? Voulez-vous une autre vodka ? Quand est-ce qu'on se réembrâsse ? Pourquoi ne dansez-vous plus ? Qui sont tous ces gens ? Tes amis ou mes ennemis ? Tu veux enlever ton pull s'il vous plaît ? Tu veux combien d'enfants ? Quels sont vos prénoms favoris ? Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Si on sortait prendre l'air ? On est déjà dehors ? On va chez toi ou chez moi ? Si j'appelais un taxi ? Tu préfères marcher ? Pourquoi remonter l'avenue des Champs-Elysées ? Est-il sérieux d'enlever ses mocassins pour marcher sur du goudron ? Peut-on faire chauffer une cuillère sur la tombe du Soldat Inconnu ? Tu as un petit ami ? Pourquoi je pense la même chose que toi ? Tuc onnais beaucoup de gens qui prononcent les mêmes mots au même moment ? Que fait ce flic à nous regarder fixement ? Pourquoi toutes ces voitures tournent-elles autour de l'Arc deTriomphe ? Pourquoi ne rentrent-ils pas chez eux ? Et nous ? Pourquoi ne rentrons-nous pas chez nous ? Combien de temps allons-nous rester là, assis sur le parvis de l'Étoile, à nous rouler des pelles par deux degrés centigrades au lieu de faire l'amour dans un lit comme tout le monde ?

     

    Est-ce que tu déprimes autant que moi dans les aéroports ? Ne trouves-tu pas qu'il y a une poésie dans ces lieux de passage ? Une mélancolie des départs ? Un lyrisme des retrouvailles? Une densité dans l'air chargé d'émotions climatisées ? Combien de temps dure la descente ? Notre amour survivrait-il sans vacances chimiques ? Quand donc cesserons-nous de nous taire en regardant le jour se lever dans cette cafétéria vide ? Pourquoi tous les Relais H restent-ils fermés et les jeux vidéo éteints ? Envies-tu ces cadres moyens qui attendent leur vol dans des antichambres dallées de linoléum, avachis sur des sofas orange, en buvant du café instantané ? Que faut-il penser de ce douanier à mauvaise haleine, de ce technicien de surface qui traîne une bruyante poubelle à roulettes, de ces clodos qui ronflent sur des banquettes en plastique mauve ? Que veulent-ils nous dire ? Qu'il n'y a plus de fuite possible ? Qu'on ne pourra jamais s'évader de soi-même ? Que les voyages ne mènent nulle part ? Qu'il faut être en vacances toute la vie ou pas du tout ? Pourrais-tu lâcher ma main s'il te plaît ? Ne sens-tu pas comme j'ai besoin d'être seul au milieu de ces bagages abandonnés ? Serait-il possible de se quitter sans trop souffrir, même devant la publicité « Envy » de Gucci ? Et tandis que nous regardions, les yeux embués, s'envoler les 747, je ne pouvais m'empêcher de me poser une dernière question : pourquoi ne sommes-nous pas à bord ?"

     

     Frederic Beigbeder

     

     

     

  • DISCONTINUITE

     

     

    Paris_mai_1968.jpg

     

    Graffiti Paris mai 1968, Edouard BOUBAT

     

    Ce soir, de passage, j'ai eu envie de poster une note, un des rares samedi que je passe chez moi, depuis que j'ai rencontré l'homme aux cinquante roses, tous les week-ends avec lui, je me dis mais regardes toi petite chérie, tu n'as plus cette affreuse sensation omniprésente de manque, ce creux, ce trou dans le ventre!!

    Plus de course pour dépasser le temps, plus d'interminables attentes, plus de vains espoirs, tout est simplement lié à un petit coup de fil; On se voit ce soir?? Oui je passe te prendre dans une heure! 

    Pur bonheur! 

    J'ai enfin, enfin réussi à tourner une page lourde et chargée de ma vie, trois de mes vingts ans à attendre un homme qui n'était pas à moi, qui ne sait pas ce que c'est que d'attendre!

    L'homme aux cinquante roses, est une union libre certes, et je suis la reine des unions libres, cet homme me convient et me comble, pas de cet amour ardent et corrosif qui me consumait corps et âme, mais d'une paisible satisfaction et assurance que j'ai pas encore goûté jusque là.

    Barbarito est au frigo de ma mémoire, et j'espère qu'il y sera pour la vie, je lui garde pourtant un amour infini et indéfinissable comme quand lui même disait, un coeur qui aime ne sait pas haïr, il se pourrait qu'il avait raison.

    C'était une douleur imprenable, arrêter tout, pourtant recommencer tout dûment est plus pénible. Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse.

    J'ai appris alors la plus bonne leçon de ma vie, ne plus jamais souffrir des choses qui s’achèvent, rien ne dure jamais, du plus beau au plus dur.

    Plutôt la vie est une discontinuité.

  • I'm a fool

     J'ai reçu un mail, d'une belle personne que je n'ai connu que peu et que j'ai perdu depuis trois ans, c'est incroyable, que ce genre de chose puisse encore m'arriver, j'ai cessé pourtant de croire aux miracles, aux contes de fées, aux belles fins, aux sentiments intenses, aux choses précieuses qui échappent à la main fatale du temps assassin, un petit mail, quelques mots, "you still a part of me... i still think of you, i still miss you", un petit mail du fin fond de ma mémoire!

     J'ai l'impression délicieuse de remonter dans le temps, de revivre la sensation délicieuse d'avoir le coeur léger, j'avais envie de répondre que j'ai fait un très mauvais choix, que peu après l'avoir perdu, je me suis perdue dans une intense histoire digne d'une comédie dramatique, et que peu après la fin débile de cette histoire, un personnage refait surface de ma mémoire, peut être que la vie me rappelle qui j'étais vraiment et qui je suis devenue maintenant!

     J'ai toujours cru aux signes, c'est bête d'y tourner le dos!

     J'avais envie de raconter pleins d'histoires, je ne pouvais que dire "Baby I'm a fool who thinks it's cool to fall in love".


    podcastMelody Gardot, Baby I'm a fool

  • Entre autres..

     

     

      De déception en déception, de cauchemar en cauchemar, je traine ma vulnérable personnalité ébranlée dans les dédales d'un monde ordinaire qui ne vaut que dalle, et qui continu encore et toujours à m'émerveiller.

      Je me rends enfin compte que le plus grand problème de ma vie se joue dans ma tête, je me pensais toujours incapable de délimiter mes relations avec le monde, de prévoir au départ si par exemple un homme sera passager ou résident, si je le fais griller rapidement ou je le laisse mijoter à feu doux, moi je suis toujours fonceuse, gourmande et sans limites.

      A vingt cinq ans je me trouve incapable d'oublier un bel homme rencontré le soir et quitté le lendemain, incapable d'attacher un autre homme, sportif et drôle qui me séduit avec cinquante roses rouges le jour où l'amour de ma vie disparait.

      J'avoue que je ne suis qu'une apprentie femme dans le monde des hommes, je me crois bonne élève, je me vois apprendre tous les jours une leçon, je me rends compte qu'enfin j'applique mes propres principes sur tous ceux qui m'approchent sans me soucier de leurs mœurs.

     

      Il y a une sagesse arabe qui divise les gens en quatre catégories:

    Un homme* qui sait et sait qu'il sait, c'est un savant suivez le; 

    Un homme qui sait et ne sait pas qu'il sait, c'est un oublieux rappelez lui; 

    Un homme qui ne sait pas et sait qu'il ne sait pas, c'est ignorant apprenez lui; 

    Et un homme qui ne sait pas et ne sait pas qu'il ne sait pas, c'est un con évitez le.

     

     

      Je me reconnais dans les quatre,  je suis un peu tous, comme nous tous, ce n’est pas qu’ils ont eu tort nos autres sages mais que la nature humaine est incernable, et que Einstein a eu l’idée la plus extraordinaire qu’il en soit, relativiser.

     

      Tout ça c’est pour dire que faire foirer sa vie, c’est en soi la vivre à fond, vouloir à tout prix bien faire ses choix devrait suivre vouloir à tout prix créer ses choix, enfin je ne suis qu’une gamine merdique qui lit trop et qui vit amplement, une quarantenaire mammectomisé et hysterectomisé, larguée par son mari,  un cathéter transperçant sa poitrine saurait mieux parler de l’embarras des choix.

     

    *Homme c'est un être humain tout cour.

     

     

     

     

  • Les corsaires barbaresques

    Alger, Tunis, Oran, Bougie et autres profs de moindre importance avaient attiré une foule d'aventuriers de tous pays qui mêlés aux Trucs, se livraient comme eux à la course en mer, à cause des bénéfices énormes que celle-ci leur procurait.

    Les corsaires sur leurs navires à voiles ou à rames sillonnaient la Méditerranée et s'attaquaient de préférence aux bateaux isolés de moindre tonnage, inférieur en armements, dont ils s'emparaient à l'abordage.

    S'ils ne rencontraient pas en mer une proie qui leur convint, ils n'hésitaient pas à opérer des descentes sur les côtes d'Italie, d'Espagne ou de Provence pour piller les villages et emmener leurs habitants en captivité. Ceux-ci ne pouvaient recouvrer leur liberté qu'en payant une raçon élevée.

    Des corsaires d'origine chrétienne se faisaient musulmans et les plus intélligents d'entre eux accédaient aux plus hauts postes de l'Etat.

    D'après P.Dan, Histoire de la Barbarie et de ses corsaires, ouvrage publié en 1637.

  • Audrey Pulvar contre Jean-Paul Guerlain

    Il a dérapé, ce 15 octobre, Mr Guerlain, Mr Parfums, comme une personne qui ignore le pouvoir des médias, il a dérapé et Mme Pulvar, Mme Radio l'avait grillé comme une personne qui sait manier le pouvoir des médias:

    L’arabe menteur, l’arabe voleur, le chinois travailleur mais sale, le juif cupide, la française sexuellement libre, le latino chaud lapin, la négresse panthère, la négresse lascive, le nègre danseur, le nègre rieur, le nègre footballeur, le nègre paresseux… strike !

    En cherchant un peu, on pourrait en trouver d’autres, des idées à fournir à monsieur Jean-Paul Guerlain pour son petit précis de clichés racistes. C’est donc celui du nègre fainéant, bon à rien, qu’il aura choisi de nous servir, dans un silence sidérant, sur le plateau du 13 heures de France 2 vendredi dernier. « J’ai travaillé comme un nègre, je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin… ».

    C’est la deuxième partie de la phrase, 13 mots, qui lui valent... quoi au juste ? On a bien cherché, on a bien attendu pendant tout le week-end, dans la bouche de tous ces responsables politiques, un début de condamnation, d’émoi, d’indignation. Seule Christine Lagarde a réagi. Pour les autres, on attend encore. En France, on peut donc prononcer des paroles racistes à une heure de grande écoute, sur un média national sans qu’aucune grande voix, politique, intellectuelle ou artistique ne s’en émeuve. Oh, les associations font leur job, qui menacent de porter plainte. Mais qui parle de racaille ? De scandale ? De honte ? D’obscénité ? De crachat ? Le crachat, que ce très distingué Monsieur Guerlain a jeté non seulement à la figure de tous les Noirs d’aujourd’hui, mais surtout, cher Monsieur Guerlain, sur la dépouille des millions de morts, à fond de cale, à fonds d’océan, déportés de leur terre natale vers le nouveau monde. Ces millions de personnes asservies, avilies, déshumanisées, pendant quatre siècles, réduites au rang de bras et de mains destinées aux champs de coton, aux champs de canne, à la morsure du fouet ou celle du molosse, tous ces esclaves, vendus comme une force de... travail ! Pas des hommes, non, ni des pères, ni des mères à qui l’on arrachait leurs enfants pour en faire d’autres bêtes de sommes, pas des humains, mais des outils, du matériel. Des marchandises.

    Cher monsieur Guerlain, vous dont l’un des parfums suffisait, à lui seul, à rassurer l’enfant que j’étais quand sa mère s’absentait, vous dont le nom m’a accompagnée, de mère en fille, de sœur en sœur, aussi loin que remontent mes souvenirs et dont je ne pourrai plus, jamais, porter la moindre fragrance, moi négresse, je vous relis, je vous dédie ces quelques lignes, signées Aimé Césaire :

    « Vibre… vibre essence même de l’ombre, en aile en gosier, c’est à forces de périr, le mot nègre, sorti tout armé du hurlement d’une fleur vénéneuse, le mot nègre, tout pouacre de parasites… le mot nègre, tout plein de brigands qui rôdent, de mères qui crient, d’enfants qui pleurent, le mot nègre, un grésillement de chairs qui brûlent, âcre et de corne, le mot nègre, comme le soleil qui saigne de la griffe, sur le trottoir des nuages, le mot nègre, comme le dernier rire vêlé de l’innocence, entre les crocs du tigre, et comme le mot soleil est un claquement de balle, et comme le mot nuit, un taffetas qu’on déchire… le mot nègre, dru savez-vous, du tonnerre d’un été que s’arrogent des libertés incrédules ». Aimé Césaire qui, à l’insulte, répondit aussi un jour : « Eh bien le nègre, il t’emmerde ! ».


  • Elle s'appelle Doris

    Elle chante, elle danse, elle sourit, elle joue, belle, blonde, drôle, douce, elle s'appelle Doris Day, une femme d'une autre époque, une femme divine.

     

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    podcastPerhaps, Perhaps, Perhaps


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    podcastFly Me To Moon 


    podcastDream A Little Dream Of Me