Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Les Adieux efflanqués!

Tout avait commencé tout bonnement avec une dispute, c’était pourtant habituel, tous les jours presque, ces disputes étaient un quotidien, mais ce jour là  c'était bien différent !

Ils criaient, lui assit derrière son bureau, au grand building de la rue Takhassosy, elle sur le bord du  lit, sur le bord des larmes, sur le bord d’un autre continent, l’heure n’est pas la même, le temps n’est pas le même, chez elle il pleut, chez lui le soleil brisé sur les vitres entourait son visage d’une nimbe de lumière, et pourtant ils se disputaient !

A peine sa première phrase prononcée ;

-         * Tu ne m’as pas écris, je t’attendais tout le weekend !

Sa voix explosât dans un tonnerre d’insultes.

-          *J’ai lu tes messages, bordel de merde ! ça ne m’a pas plu, tu gardes ce même foutu ton mesquin qui m’énerve !

-          *Qu’est ce que tu veux que je fasse, tu me manques trop !

-          *Tu veux que je te dise, ne m’appelles plus !

-          *Mais comment est ce possible !! Qu’est ce qui ne va pas, pourquoi tu t’énerves à ce point !

-          *Tu es insupportable !

-          *Je me sens mal, comme une mouche qu’on chasse !

-          *Bein oui, peut être ! une mouche !

-          *Je dois raccrocher, ça brule dans ma cuisine, ça brule aussi dans mon cœur !

-          *Ok

-          *Ok !! Adieu alors ?

-          *Adieu.

 

C’était le dernier mot, comme ça, bêtement, quarante milles ans de langage humain, pour ne dire que ce mot efflanqué à la fin  « adieu ».

Nom d’un chien personne n’a pu trouver un autre mot capable de coroner efficacement un moment pareil !

C'était vraiment le dernier mot!

Elle est vite revenue à la cuisine, son couscous avait le goût fumé, sa tête aussi, elle souriait, personne ne pouvait voir l’immense effort qu’elle faisait pour empêcher la première larme de couler, sa première larme qui sort toujours de son œil gauche, et qui une fois dehors entrainera des flots de petites gouttes salées qui enflammeront ses joues pâles !

Inlassablement elle se répétait en silence un petit verset du coran, elle n’était pas si pieuse que ça pourrait paraitre, mais cette phrase avait sa magie,  « Ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent à l'évocation d'Allah. N'est-ce point par l'évocation d'Allah que se tranquillisent les cœurs? » (Sourate Le tonnerre/ verset 28)

Et son cœur fut tranquille, jusqu’au soir.

 

Les commentaires sont fermés.