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  • Douleur pure

    Depuis une heure, j'essaye d'écrire jusqu'à la fin de la ligne, j'insiste, je presse la tête pour accoucher ses mots, parce que ça me travaille, jusqu'à l'épuisement, je veux écrire, je n'ai pas le choix, peut être cette douleur sera moins forte à la fin, peut être sortir les mots va l'apaiser!

    J'ai mal, ce soir comme jamais, cette douleur, on appelle ça avoir le coeur brisé, la douleur est tellement intense que ça empêche presque de respirer, je me demandais si elle s'arrêtera jamais!

    Ma gorge est serrée, j'ai une boule dans l'oesophage on dirait cette même "petite alvéole de douleur située dans le pouce battait à l'unisson de mon pouls, comme une sorte d'horloge organique égrenant les secondes de ma mortalité..." La vie aux aguets, William Boyd

    Ça pourrait avoir l'air d'un évènement banal, pour certains, ou d'un vrai bonheur pour d'autres, pour moi c'est une lame enfoncée dans mon dos, dans une autre planète, avec des différentes perceptions ça pourrait ne pas m'affecter à ce point, mais sur cette foutue chère planète Terre où on vit tous, je craignais ce jour depuis des mois, quand j'y pense je pique une crise, j'oublie parfois, et quand ça me revient, ça me secoue. 

    Pourquoi Terre avais tu tourné dans ce sens et pas dans l'autre??!!

    Aujourd'hui, c'est arrivé, et comme si les mois que j'ai passé à essayer de me préparer n'ont jamais existé, je reçois la nouvelle avec un coeur épuisé, des yeux secs, et des fourmis dans le dos, et ma gorge qui me tue, cette douleur aiguë qui va et vient à son rythme, mon corps chavire et se détache de mon contrôle.

    Je ne suis pas triste, je ne suis pas en colère, j'ai juste lamentablement très mal, après quelque paragraphes je suis encore incapable d'écrire ce mal qui fait le bonheur d'une autre personne qui fait mon bonheur, je ne fais que le décrire sans le citer, j'ai peur en lisant de m'écrouler dans une sorte de gouffre sans fin avec son image dans mes yeux, gravée, abjectement adorable, et cette sensation folle d'amour et de haine que seul un humain authentique puisse éprouver envers un congénère!

  • Des étoiles

    Estrellas De Fania, Hector Lavoe, Adalberto Santiago, Ismael Miranda
    podcast

     

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      Fania All Stars

     

  • K310

    La K310, ce n'est pas une référence d'un Sony Ericsson, c'est la sonate pour piano n°8 de Mozart, son premier mouvement est plus attachant que le reste, une sonate sombre, imbibée de deuil, de souvenirs de sa mère, riche en mélodies, simple et interminable, paisible dans son affolement.

    podcast

     

  • RESPIRATION

     

     

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    Le Vent, Claude Théberge

     

    Les femmes et les hommes ne perçoivent pas le monde de la même manière.

    Pour la plupart des hommes, les événements évoluent de manière linéaire.

    Les femmes, par contre, peuvent concevoir le monde dans sa forme ondulatoire. Probablement parce qu'elles ont tous les mois la preuve que ce qui se construit peut se déconstruire et se reconstruire ensuite à nouveau, elles perçoivent l'univers comme une pulsation permanente.

    Inconsciemment est inscrit dans leur corps ce secret fondamental: tout ce qui grandit finit par diminuer, tout ce qui monte finit par descendre. Tout « respire» et il ne faut pas avoir peur que l'expiration succède à l'inspiration. La pire chose serait de vouloir retenir sa respiration ou de la bloquer. Ce serait l'étouffement assuré.

    Les récentes découvertes en astronomie montrent de même que notre univers issu du big-bang et qu'on a toujours perçu comme un univers en expansion permanente pourrait lui aussi se concentrer jusqu'à un big-crunch, sorte de concentration maximale de la matière, débouchant peut-être à nouveau sur... un deuxième big-bang. Même l'univers dans ce cas « respirerait ».

    Edmond Wells,

    Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu, tome IV.