17.02.2012
Desilucion

Un boléro à couper le souffle, repris par Yuri Buenaventura au Tabarka Salsa Festival 2010; j'étais entièrement envoutée!
22:53 Publié dans Musique | Commentaires (0)
16.02.2012
The taxi papers: Israel's blueprint for empire

The Taxi papers, un livre de Jack Taylor, le pseudonyme d'un agent de la CIA qui a préféré garder l'anonymat. Le livre raconte une petite histoire d'un dossier qui a été volé au Mossad et qui a fini entre les mains de notre J.Tylor 16 ans après, l'excitente histoire des agents israéliens partis à sa recherche à Chypre, Athéne, Londre... le contenu diabolique de ce document qui semble pourtant trop évident pour être vrais. J'ai réussi à l'avoir en arabe en version pdf, pour être honnête je ne suis pas certaine de croire à l'histoire mais le noyau me semble super intéressant; les méthodes ingénieuses et incroyablement simples que l'ennemi numéro Un des Arabes utlise pour les combattre, surtout quand je vois comment eux mêmes agissent à ce niveau, Personnellement, je m'en moque pas mal du conflit isrelo palestinien, les problémes de mon pays m'importe plus mais c'est très instructif d'observer comment "notre" ennemi réussi là où nous échouns continuellement. Et puis ça me rende malade de voir mon gouvernement islamiste que je n'ai pas choisi afficher une "non neutralité" façe au sujet, comme çi ils ont résolu tous les problémes du pays et qu'il leur reste Palestine à libérer, mes coNpatriotes n'ont pas encore appris à différencier l'important du vital.
Avant de finir mes conpatriotes propanarabes trouveront mon attitude traîtresse, j'ai mes raisons:
Si les Arabes sous Hsine Ben Ali sous Lawrence D’Arabie n’avaient pas chassé l’empire ottoman sous le sultan Abdulhamid de la Palestine, les Anglais n’auraient pas eu la chance d’installer un état israélien sur les terres saintes! --- ça veut dire que Israél éxiste grace aux arabes de la péninsule arabe!!
Si nos connards de frères palestiniens avaient écouté Bourguiba en 1965 toutes les massacres perpétrées par Israel n’auraient pas eu lieu! --- ça veut dire que nous en tant que tunisiens avions proposé à travers notre père de la nation la meilleur solution qui pourrait changer la face de l'histoire et que nos frères palestiniens avez refusé!
Si les Tunisiens avaient un peu plus de nationalisme et de bonne raison ils n’auront pas reçu Ismael Hanya à l’aéroport de Carthage en Janvier 2012 totalement dépourvus de notre drapeau TUNISIEN que je mourrais volontiers pour le défendre --- ça veut dire aimer Palestine plus que son propre pays est une trahison!
Si ces abrutis d'islamistes propalestine qui nous gouvernent prenaient la peine de suivre les mouvements de leur leader en chef le cheikh aux dents dégueulasses Rached Gannouchi ils se rendront compte que Nahdha est une bonne amie aux Israélien et Américains et que ce crique n’est que de la poudre aux yeux pour entuber ce peuple débile --- ça veut dire celui dont la maison est de verre doit se garder de jeter des pierres aux autres _ et à moi même par la même occasion!
Si les arabes, tunisiens compris commencent par admettre qu’ils sont sémites avant de devenir anti-sémites, s’ils arrivent à faire la différence entre Juif et Sioniste comme ils demandent au monde entier de séparer Islamiste et Terroriste et encore musulman, une part de la tragédie s'éstompera --- ça veut dire perpétuer un conflit de famille qui dure depuis quatorze siécles est un pure délire, Shalom et Salam c'est le même mot!
Si les Tunisiens abrutis Islamistes qui s’attaquent au juifs Tunisiens reconnaissent que cette minorité est plus patriote et plus Tunisienne que tous les Salafistes mélangés qui échangent notre djebba et chachia contre le kamis et blouson de l’Afghanistan! --- ça veut dire un compatriote juif qui aime notre pays plus que tout est plus profitable à la société qu'un islamiste panarabe qui n'aide ni son pays ni les voisins!
Et si on s’occupe de nos oignons!!! On est dans la merde économiquement et socialement et on gueule sur Israel! --- ça veut dire que le ménage ne commence pas par le jardin!
Encore la seule raison qui nous pousse à en avoir après Israel c’était l’opération Jambe de Bois de Hamma Chott avec 18 Tunisiens mort! La résolution 573 votée par l’ONU n’a jamais été appliquée, pourtant en tant que tel c’était une victoire diplomatique qui ne s’est jamais répétée! --- ça veut dire que ce sera meiux de commencer par réclamer ce qui nous revient de droit et punir Israél la criminelle pour le sang tunisien versé et la souverainté violée.
Enfin le panarabisme ne va jamais réussir à abolir Israel, faudra donc un autre moyen mes con-patriotes: la science peut etre, l’ingénierie, l’armement, la diplomatie! On est trop loin pour s’affronter sur un ring ils sont beaucoup plus futés les fils de David! ---ça veut dire pour affronter un ennemi et le vaincre il faut être mieux armé que lui!
Lisez ce livre, ou n'importe quel autre livre, vous le peuple dont le Saint Coran avait commencé par le mot d'ordre "Lis" et qui ne lit presque jamais!
جاك تايلور..أوراق الموساد المفقودة.pdf
21:29 Publié dans Poli-tiques | Commentaires (0)
28.12.2011
Puzzle, le sens du détail
Un Ravensburger puzzle en mille pièces, noir et blanc de la place de l'étoile vue du ciel! Je me suis régalée!

Jour 1: Contour

Jour 2: le premier plan, détails plus grands tour eiffel, arc de triomphe

Jour 4: monument central, grand axes

Jour 5: remplissage entre les axes

Jour 6: tri des pièces restantes en fonction de la dégradation du gris, remplissage du ciel

Fini, il fera un beau tableau 70x50 cm, encastré entre planche en bois noir et verre. Un beau cadeau!
22:02 Publié dans D'Art, Jeux | Commentaires (2)
16.12.2011
Le dernier immigré
Une fable
Le dernier immigré arabe −− en réalité un Berbère −− vient de quitter le sol français ce matin. Le premier ministre ainsi que le ministre de l'intérieur se sont déplacés pour assister à ce départ et exprimer à Mohamed Lemmigri la reconnaissance de la France. Mohamed n'était ni ému ni en colère.
Il était simplement content de rentrer pour toujours dans son pays natal. Il reçut comme cadeau un chameau en peluche et un petit drapeau bleu blanc rouge d'un côté, de l'autre rouge avec au milieu une étoile verte. Il l'agitait sans conviction face aux caméras des télévisions et aux photographes qui insistaient pour obtenir de lui un grand sourire. Il éclata de rire et mit le double drapeau dans une poche de son vieux manteau.
La France respire. Elle n'a plus à résoudre des problèmes pour lesquels elle n'était pas préparée. Elle tourne une lourde page de son histoire coloniale. A présent, comme dans un geste magique, un siècle de présence arabe en France vient d'être effacé. La parenthèse est fermée. Le pays ne sera plus dérangé par les odeurs de cuisine trop épicée, il ne sera plus envahi par des hordes de gens aux coutumes étranges. Le racisme n'aura plus de raison de se manifester. Il reste bien des Africains, des Asiatiques et quelques familles des pays de l'Est, mais qui, apparemment, ne posent pas de gros problèmes. Les Africains se tiennent tranquilles de peur de subir le même sort que les Arabes ; ceux qui squattaient des immeubles abandonnés ont pour la plupart cramé avec leurs enfants durant leur sommeil. Quant aux Asiatiques, tout le monde loue leur discrétion.
L'extrême droite est la seule à regretter le départ de ces millions de Maghrébins. Tout en étant satisfaite de voir réalisé l'un de ses v¦ux les plus chers, elle se rend compte qu'un pan entier de son programme va lui manquer.
Grâce à leur présence, elle avait pu se développer, progresser dans les sondages et les élections, et même arriver au second tour de la présidentielle de 2002. Sans immigrés nord−africains, elle se demande ce qu'elle pourrait faire et quel épouvantail exhiber aux Français pour se maintenir en tant que force politique. Le parti de la peur et de la haine s'est trouvé tout d'un coup démuni.
C'est ce qui expliquerait son revirement et un humanisme soudain. Des militants ont organisé quelques rassemblements, à Marseille notamment et ont écrit sur des banderoles : " Rendez−nous nos Arabes que nous aimons tant ! " ;
" La France n'est plus ce qu'elle était ! Il lui manque le petit épicier arabe ! " ;
Sur une ancienne affiche on a barré " 3 millions de chômeurs = 3 millions d'immigrés de trop " et on a ajouté " Besoin d'Arabes " ! Une main anonyme a ajouté " besoin de haine ! ".
Le nettoyage du pays a pris quelques mois, mais presque tout le monde en convient : les choses se sont passées dans des conditions presque normales. En fait, on n'a pas laissé le choix aux immigrés. C'était accepter de s'en aller où se retrouver dans un centre de rétention perpétuel, sorte de camp de concentration surnommé " Santiago du Chili ". Tout était prêt : les camions bâchés, les tentes grises, les fils barbelés, les matons et même les linceuls. Les départs ont été pour la plupart volontaires. Question d'orgueil et de fierté. Le nez ! L'honneur est au bout du nez !
Les protestations traditionnelles de la gauche et de l'extrême gauche ainsi que de certains hommes d'Eglise n'ont pas fait céder le gouvernement. Il est resté, comme a dit son premier ministre, " droit dans ses bottes " ! Le ministre de l'intérieur a déclaré : " La France a enfin réussi à tourner cette page écrite en algérien ". A un journaliste qui lui demandait quelle est cette langue, le ministre a répondu : " C'est la langue du sang versé sur une terre qui nous appartenait et que nous avons perdue ! Une terre où les bienfaits de la colonisation ont été remarquables. ".
Même si ces départs ont créé des problèmes graves dans le pays, le gouvernement n'a laissé voir aucun signe d'inquiétude. Certes, des constructions sont restées inachevées, des usines ont dû fermer, des entreprises licencier une grande partie de leurs salariés, des boucheries et des épiceries ont disparu, certaines ont été transformées en salons de coiffure ou en boutiques de téléphonie, les poubelles ne sont plus ramassées qu'une fois par semaine, privé du tiers de ses effectifs, l'aéroport de Roissy fonctionne au ralenti. Pénurie de médecins aussi et de personnels hospitaliers. Mais le pays va bien. On manque de beaucoup de choses mais la France a le sentiment d'être libre ou plutôt libérée. Tant pis pour les sacrifices que cela implique. Comme a dit un dirigeant de la droite musclée, parlant d'une voix nasillarde :" C'était le renvoi massif, sursaut de la France, ou l'islamisation de notre pays ! ".
Les citoyens apprennent désormais à se remettre au travail comme au temps où il n'y avait pas d'immigrés du Maghreb. Tout va bien. Les Français ont retrouvé l'énergie nécessaire pour faire redémarrer leur économie, ils ont appris l'effort et la flexibilité, ont eu le courage d'abandonner les 35 heures, les partis politiques sont redevenus crédibles, les syndicats ont signé un contrat de paix sociale. Plus de grèves, plus de manifestations. Le paysage humain est redevenu blanc, confiant, magnifique. Les Parisiens sont maintenant particulièrement courtois et bienveillants. Ils ont retrouvé le sourire. Ils ne protestent plus contre la politique de la mairie qui empoisonne la vie des automobilistes. La France est rendue à elle−même comme au bon vieux temps où les Maghrébins n'osaient pas sortir de leurs cages à lapins. Tout va bien ou presque. Il y a bien une certaine tristesse dans l'air, mais on ne sait pas s'il faut l'attribuer au départ des immigrés ou à une météo capricieuse. Cependant, depuis quelque temps, des faits étranges ont lieu. Des journalistes à la télévision et à la radio ont des blancs dans leurs phrases. Des trous. Des manques. On ne comprend pas ce qu'ils disent. Des mots ou des expressions entières manquent dans leurs discours. Ils s'excusent puis continuent comme si c'était une toux ou un oubli involontaire. Cette perturbation touche tout le monde, les femmes comme les hommes. Dans la presse écrite, on remplace ces mots manquants par des périphrases du genre :
" Ce fruit qui marque le début de l'été et dont on fait de bonnes confitures n'est pas arrivé sur le marché. Je ne me souviens plus comment il s'appelle. " (abricot)
Ou alors :
" La consommation de ... nuit dangereusement à la santé. "(alcool)
" Le ... mélangé avec du lait est mauvais pour le foie. "(café)
" Cette épice couleur rouge, fine et pleine de goût est introuvable en ce moment chez les épiciers de France. " (safran)
" Il est déconseillé aux enfants de boire trop de ... " (soda)
" Il paraît que manger un ... en fin de repas aide la digestion. " (sorbet)
" Les banques feront dorénavant payer la remise de ... " (chèque)
" Johnny est malheureux, sa ... a été volée lors de son dernier concert. " (guitare)
" Les professeurs n'enseignent plus ... Ni ... les mots se sont envolés. " (algèbre, chimie)
" Attention, a dit le ministre de l'intérieur " ceux qui font, comment dire, enfin ceux qui font ... entre musulmans et terroristes sont passibles de poursuites. " (amalgame)
" La grande salle de spectacle ... où se produisent les chanteurs à succès a été fermée pour travaux. (zénith)
" Ceux qui sont nés sous ... auront le droit de porter le nom de leur mère. " (x)
" France Culture a annulé une émission sur le fameux poème de Stéphane Mallarmé ... " (azur)
Plus d'une centaine de mots courants sont devenus des trous dans la langue française. Que s'est−il passé ? Comment, tout d'un coup, ces trous de mémoire se sont généralisés et ont touché tout le monde ? C'est un phénomène très étrange. La presse a mis du temps avant de reconnaître que le français perdait des mots. On a fait appel à des linguistes qui n'ont donné aucune explication convaincante. Les hommes politiques ont minimisé ce fait jusqu'au jour où une bibliothécaire d'un petit village des environs de Rennes, Saint−Brice−en−Cogles, a vu tomber de ses rayons les dictionnaires, le Grand Robert, le Grand Larousse, le Dictionnaire Hachette. Ils chutaient les uns après les autres. Impossible de les maintenir en rayon. Une force les rejetait et les envoyait au sol.
La bibliothécaire les examina un par un et ne vit rien de particulier. En les remettant à leur place, elle vit ou crut voir une cohorte de syllabes s'en échapper et s'éparpiller par terre comme des bulles de savon. C'était une vision, une hallucination due à la fatigue.
Après un moment, elle ouvrit le Robert et constata que des pages étaient vides, des pages toutes blanches. Elle se dit que c'était un défaut d'imprimerie. Mais les deux autres dictionnaires avaient aussi des pages sans la moindre lettre. Par terre, il n'y avait plus trace des syllabes. Volatilisées. Perdues dans l'air. Parties ailleurs dans les valises des immigrés qui ont pris le large.
La France bégaie. La France parle par périphrase. Les mots arabes qui peuplaient sa langue ont à leur tour disparu, ils ont pris la fuite. Comment faire pour qu'ils reviennent ? Quel linguiste pourrait les remplacer assez vite pour que cette langue retrouve sa santé, son rythme et ses subtilités ? Peut−on se passer d'eux ? La réunion interministérielle sur le sujet dura longtemps et aucune solution satisfaisante ne fut trouvée.
Le recteur de la faculté de droit se demanda " mais à qui appartient un mot ? A celui qui l'a inventé ou à celui qui l'utilise ? Et puis, n'oublions pas que ces immigrés n'ont rien inventé, s'ils étaient des inventeurs, ils ne seraient pas venus quémander du travail chez nous ! "
Normalement lui a répondu le linguiste Alain Rey, l'excellent maître d'oeuvre du Grand Robert, un mot n'appartient à personne en particulier ; un mot n'est vivant que s'il est utilisé ; des mots ont disparu ou sont tombés en désuétude parce que plus personne ne s'en servait ; mais le problème auquel nous sommes confrontés dépasse nos compétences, car il s'agit d'un problème politique et pas linguistique. Monsieur le recteur s'égare en insultant les immigrés. Il ne s'agit pas de remplacer les mots arabes manquants par d'autres mots, il s'agit de faire en sorte que la langue retrouve la paix de son existence et rejoigne les dictionnaires, les romans, les discours, les conversations quotidiennes, car les mots absents sont des mots quotidiens ; certes, certains d'entre eux sont des mots scientifiques ou militaires à usage limité, mais d'autres font partie de notre vie de tous les jours ; tiens, je prendrai bien un peu de liquide noir sans ...tout en étant mal assis sur un ... alors que j'aurais préféré être installé sur un ... ou à l'aise sur un ... de couleur ... Face à un bouquet de ... Et de ... Il s'arrêta un instant, regarda l'assistance qui attendait une solution rapide puis reprit en tapant des mains à chaque mot arabe : "Je prendrai bien un peu de café sans sucre tout en étant mal assis sur un tabouret alors que j'aurais préféré être installé sur un divan ou un simple matelas ou à l'aise dans un sofa de couleur cramoisie face à un bouquet de lilas et de camélias..." Après un instant de silence, le recteur s'excusa et pria Alain Rey de poursuivre : "Comment donner son aval à votre politique semblable à un bateau avec des avaries ? Avec vos discours, vous sortez les gros calibres, vous mélangez l'émeraude avec du benjoin, l'ambre avec n'importe quelle soude, vous faites n'importe quoi et appliquez aux jeunes délinquants des tarifs excessifs du simple fait de leur origine arabe. Pour vous ils sont tous des vendeurs de drogue. Vous confondez le musc et la civette, le camaïeu et le camphre, et vous mettez de l'alcool dans votre limonade ... parce que certains se prennent pour des vizirs d'autres pour des sultans ou des amiraux et même des califes à la place du calife alors qu'ils feraient bien de consulter un toubib et de cesser de prendre les étrangers pour des clebs ... Si je devais donner une note à votre politique, ce sera un zéro pointé ! Quelqu'un demanda pourquoi Alain Rey retrouvait l'usage des mots absents.
Sans le regarder, Alain dit : " C'est parce que je n'ai aucun préjugé, j'aime les langues et ceux qui les véhiculent ; l'origine des mots m'intéresse en tant qu'historien et linguiste, des centaines de mots arabes sont entrés dans notre langue sans visa ni contrôle à la frontière. Sans eux, la science irait mal : pas de maths sans l'arabe, sans chiffres, sans algèbre et sans algorithmes. Tout naturellement, ils se sont installés dans le français, l'ont enrichi et sont devenus tout simplement indispensables. On les a importés ou plus précisément empruntés parce que nous en avions besoin et jamais personne n'a pensé un jour les expulser ni qu'ils nous quitteraient au point de menacer l'équilibre psychologique de la France ! "
Que faire alors ? dit le ministre de la culture qui n'arrivait plus à réussir ses mots croisés.
Que les immigrés expulsés reviennent ! dit un secrétaire d'Etat d'origine algérienne.
Cela m'étonnerait beaucoup, fit remarquer Alain Rey. Ils ont leur fierté et leur orgueil.
Mais La France ne supportera pas que sa langue soit ainsi amputée ! dit un autre ministre qui peinait sur une page de mots fléchés.
Je ne pourrai plus jouer au scrabble ! ajouta le ministre de l'Education. La France ! Mais la France ne fait rien pour tous ces peuples qui parlent sa langue, l'écrivent et l'embellissent ! s'écria Alain Rey. La France ferait bien de profiter de cette crise pour réfléchir, avoir un peu plus d'imagination et de cohérence dans sa politique. Ce n'est pas en stigmatisant l'islam et les musulmans que ce pays fera honneur à sa devise et à ses valeurs. Messieurs les Inquisiteurs, bonsoir ! "
Brouhaha de vagues protestations. Alain Rey quitta la réunion et laissa ces hauts fonctionnaires dans le brouillard. Une semaine plus tard, le chef de l'Etat apparut au journal télévisé de 20h. Il avait l'air grave.
" Françaises, Français, Mes chers compatriotes Assalâm Alikoum ! Oui, vous avez bien entendu ! Assalâm Alikoum cela veut dire bonsoir en arabe ou plus exactement " la paix sur vous ". Sayidâti, Sâdati ! Mesdames, Messieurs ! Je serai bref, lâ outawillo alikoum. La France a commis davantage qu'une erreur, une injustice grave, dholmun kabir ! Après le 11 septembre 2001, certains ont dit " Nous sommes tous des Américains ! ". Moi, je dis aujourd'hui : " koulouna 'arabe ! " Nous sommes tous des Arabes ! " koulouna mouhâjiroun " Nous sommes tous de immigrés. En agissant de la sorte, nous avons porté atteinte à leur dignité et nous avons perdu notre âme et notre dignité, je veux dire karâmatouna. Je sais, je ne serai pas réélu. Qu'importe. Je ne me représente pas. Je rends hommage à la langue et à la culture arabes dans l'espoir que certains accepteront de revenir remettre la France sur pied.
Assalâm Alikoum ! Tahya França ! Yahya Al Maghreb ! " (" Au revoir. Vive la France ! Vive Le Maghreb")
Tahar Ben Jelloun
Le dernier immigré
21:34 Publié dans Livre | Commentaires (0)
02.12.2011
Epreuves communes
Comme une compensation aux ruines et aux tristesses de la guerre, il faut noter les admirables exemples de dévouement et d'entraide auxquels elle a donné lieu parmi la population tunisienne, sans distinction de race et de religion.
Les bombardements aériens ensevelissaient des familles entières sous les décombres de leur habitation. Sur les lieux du sinistres, des équipes de sauveteurs bénévoles travaillaient sans relâche jour et nuit pour dégager les morts et essayer de sauver les blessés.
Au péril de leur vie, des médecins et des infirmiers allaient porter secours aux blessés et aux mourants, tandis que les bombes éclataient autour d'eux.
Quand aux sinistrés et aux réfugiés des villes ruinées, ils furent accueillis, secourus par la population des cités encore indemnes.
Ces beaux dévouements du temps de guerre doivent servir d'exemples pour le temps de la paix.
PETITE HISTOIRE DE LA TUNISIE, M.REGAGNON et A.PELLEGRIN; MAI 1951 page 127
14:17 Publié dans Livre | Commentaires (0)
01.12.2011
Spéléologie ou la passion de fin d'année

J'ai enfin réussi à surmonter ma clostrophobie et franchi le pas d'une nouvelle activité totalement charmante. La spéléologie, un sport complet, écologique, cérébrale et musuculaire avec une bonne portion d'adrénaline. On respire le grand air de la motagne, on boit l'eau des sources, on arpente les sentiers motagneux, on calcule chaque pas, chaque geste, on affronte sa peur du vide, du noir, des hauteurs, des chave-souris, on marche des kilométres, on utilise tous ses muscles pour monter, escalader, grimper, on trébuche, on rigole, on s'excite simplement. Que demande le peulpe?
Notre guide Dondon nous a condui sur les pas des mineurs à 950m d'altitude, un escalier empiérrée effritée par les passages quasicontinu de l'eau. une pente de 45° approximative. Puis enfin l'entrée de la Grotte de la Mine.
Une entrée en couloir et labyrinthes, puis le premier puits 40 métres, labyrinthes puis le deuxiéme 30 m. Une déscente dans le ventre de la montagne, l'odeur de la boue, l'humidité et les battements légers des ailes de chauves-souris raméne les images d'un film d'horreur, seulement au contraire un seul sentiment nous envahi, l'admiration, Dame Nature nous offre encore un monde vierge que seulement quelques uns qui s'aventurent loin de leurs chambres d'hotels douillettes SPA et boites de nuits ont la chance de découvrir. Je suis rentrée chez moi avec l'impression d'avoir été sur une planéte de Star Wars.

Ce weekend je repars avec un groupe d'ami pour découvrir la grotte de l'églantine à Zaghouan. Notre guide me trouve assez autonome pour une débutante, je ferai mes preuves cette fois.
15:12 Publié dans Loisirs | Commentaires (0)
18.11.2011
Zeus = Dyaus
Une découverte linguistique du XIXe siècle : Zeus (le Dieux grec) équivaudrait au sanskri Dyaos qui signifie ciel.
Bon alors, c'est assez compliqué mais je vais essayer de rendre ça simple et intelligible (si ce n'est pas le cas, n'hésitez pas à le dire !)
Le XIXe siècle est le siècle de l'Inde, de la découverte de sa civilisation, de ses écrits et de ses langues (voir à ce sujet l'article sur Anquetil Duperron). La découverte des religions indiennes a eu pour principale conséquence la création d'une nouvelle discipline, l'histoire des religions. Car les religions indiennes ont amené de nouvelles reférences sur lesquelles on peut se baser (avant, les seules références étaient la religion chrétienne et, dans une moindre mesure, juive). Bien entendu, les savants européens n'ont pas pu s'empêcher de comparer ces différentes religions (d'un point de vue objectif). Le comparatisme est d'ailleurs une branche importante de l'histoire des religions.
En comparant les termes linguistiques , les savants se sont aperçus qu'ils étaient très proches. Le terme Dieu est très parlant:
Dieu se dit : deus en latin
en sanskri : devas
en avestique : daevos (avec un trait au dessus du e)
daevos dérive lui-même de dyaos (qui désigne le ciel lumineux).
En constatant cette similitude des termes, les savants en ont conclu que les langues indiennes et européennes avaient le même héritage : d'où la création du concept de langues indo-européennes.
Dans la religion même, le sens de tous ces mots originels renvoie à l'idée de ciel. Cela ne signifie pas qu'il faille réduire le sens de Dieu à celui du ciel, mais cela signifie qu'à l'origine, les gens vénéraient le ciel. Au fur et à mesure que le temps passait, les langues ont évolué. L'origine est commune, mais chaque terme (deus, daevos...) s'est peu à peu chargé d'un sens nouveau. Le mot originel a fini par acquérir une signification plus complexe.
daevo en avestique ne désigne plus la divinité lumineuse mais renvoie plutôt aux démons : deva vs adeva
sura (les dieux solaires) vs asura (les démons)
Enfin, pour en revenir au sujet de cet article,
Zeus, le dieu grec du ciel et de l'orage tire bien son origine du mot *dyaus (la transformation du D en Z est tout à fait courante).
On ne peut pas prétendre retrouver une unité religieuse par la seule forme linguistique, mais cela permet de mieux cerner le patrimoine commun des peuples avant leur séparation.
Les mots précédés d'un * ne sont que des reconstructions virtuelles qui donnent un aperçu des mots originels d'où dérivent les termes actuels.
Encéclopédie Du Savoir Relatif Et Absolu, Bernard WERBER
00:55 Publié dans Livre | Commentaires (0)
15.11.2011
Forteresse Digitale
Je viens d'achever le premier Dan Brown en 24 heures, Forteresse digitale.pdf. Quatre cents page à dévorer sans modération, ce n'est pas la grande littérature mais pour les fanatiques du polar et du suspens ce livre est un vrai délice.
12:57 Publié dans Livre | Commentaires (0)
29.08.2011
Le corps est maître

Le corps possède une mémoire infaillible, on ne le réalise que lorsqu’on le met à l’épreuve, ce corps ! Je suis un corps de femme, il est possible que pour les hommes ça ne sera guère la même chose.
Quand une femme succombe au plaisir cinglant de fondre dans le corps d’un inconnu, un homme d’un autre monde, d’une autre dimension, un homme qui se manifeste comme son idéal physique, et qui au comble de sa joie la désire, elle pense au départ que c’est une liaison passagère sans représailles. Puis à la fin du premier contact, elle devra se sentir sourde à ignorer ce que son corps raconte. Il a envie de reprendre, ce n’est pas une faim, un désir à assouvir, même pas un fantasme ! C’est même curieux de se rendre compte qu’on cherche son « corps frères » plus que son « âme sœurs ».
Trouver cette personne que l’on croit inexistante, cet homme qui te touche pour la première fois et semble avoir appris par cœur comment parler à ton corps, ce personnage sorti tout juste d’un Arlequin en feu est tout bonnement le seul à connaître la carte au trésor de ton corps comme on se balade chez soi !
Tu le consommes jusqu’à l’épuisement, tu l’observes et tu l’admires à en tomber malade, puis tu retournes dans ton monde ravie d’avoir prouvé à toi-même que la Nature a bel et bien crée les corps en paires, qu’elle les a mélangé et qu’on est là pour tirer de l’urne les deux boules de la même couleur. Tu retournes dans ton monde abattue pour avoir laisser filer ta boule entre les doigts. Tu oublis mais le corps n’oublis jamais ! Tu n’es pas amoureuse, mais ton corps est devenu ton maître !
L’enfer c’est quand tu te donnes à un autre, amoureux, amant ou aventure, ton fantôme d’inconnu familier rejaillit, tu repenses à ses gestes, sa manière d’être, ses odeurs, ses chuchotements et tout son festival ! Un inconnu familier qui te fait jouir à travers tes souvenirs ! Et l’autre te dégoute, tu continue en priant pour dépasser la puissante emprise de ton corps frère ! Douloureux comme une jambe amputée qu’on continu à sentir ! Tes rapports avec les autres ne font que raviver tes folies ! Tu le veux cet homme plus que la vie, ton corps le veut et tu dois obéir !
Photo: Détail de "Le Rapt de Proserpine" (1621-1622) Le Bernin, Galerie Borghès à Rome. Existe t-il un crops plus en détresse que celui de Perséphone entre les mains de Hades???
04:38 Publié dans Au rythme de mon coeur | Commentaires (1)
27.08.2011
The Crooked House
Le premier livre d'Agatha Christie que j'ai lu. Il y'a de cela 16 ans presque. Penser que les meilleurs oeuvres de la dame sont guidées par Poirot ou Miss Marple est une erreur, une grosse erreur.
Lisez donc The Crooked House (Agatha Christie - La Maison Biscornue.pdf) They came to Bagdad (Rendez vous à Bagdad) ou encore The man in the brown suit (L'homme au complet marron), ces titres défilent des affaires très curieuses, un voyage dans le temps et l'espace, des personnages intrigants, une cohérance incroyable, une capacité hallucinante à manipuler tous les petits détails qu'on croit insignifiants, une vraie gymnastique pour les neurones!
Par nostalgie je ne peut m'empêcher de relire un de ses titres de temps à autre, cette dame m'a charmé comme aucun écrivain ne l'a jamais fait, et quoi qu'on puissent dire d'elle, pour moi Agatha Christie est la meilleure de tous les temps dans son genre!
07:11 Publié dans Livre | Commentaires (0)
En passant par là..
Écrire me manque, mon blog me manque, que faire quand on a plus le courage ou l'inspiration? et puis pour qui écrire personne ne lira de toute façon, on s'en tape d'une éternelle célibataire de vignt six ans chômeuse tunisienne qui rêve de pleins de choses impossibles!
J'essaye de continuer sans faire attention aux lecteurs inconnus qui méprisent les femmes nevrosées qui se focalisent sur leurs petites personnes!
Je fais de la politique maintenant, moi éternelle libérale avec des tendances capitalistes universelles je viens juste d'intégrer un parti socialiste panarabe qui se présente aux éléctions des membres de l'assemblée constituante qui aura lieu le 23 octobre prochain, moi je suis sur une de leurs listes départementales!
Je vais me présenter à la constituante en quelque sorte, je n'y ai jamais songé, enfin depuis que j'ai eu mon diplôme, je ne songe à rien, je stagne comme une vrai malade, je ne cherche pas d'emploi, je ne cherche pas une thèse de doctorat, je ne cherche pas un homme, en fait je suis dans le cycle infernal de la procrastination annuelle, je suis fatiguée à force de dormir et j'ai terriblement peur, je suis consciente que je dois impérativement bouger mais je fais exactement le contraire!
Je me demande en passant si dans ce monde de lecteurs francophones, y'aura t-il quelqu'un qui me ressemble??
J'ai jêuné un seul jour, pendant tout le Ramadan, j'ai toujours été une mauvaise musulmane, jamais à ce point. Bref rien ne roule dans ma vie, tout est en mode ralenti!
J'ai passé le dimanche dernier aux urgences avec une amie interne en garde, vous allez vous demander comment est ce possible? c'est la Tunisie, rien n'est vraiment pris au sérieux même une parfaite inconnue qui se trimbale au service de réanimation en blouse blanche!
J'ai cotyé la mort, des SDF (parce que ça existe à Tunis aussi) en convulsion ramenés par la protection civile, ni papiers ni famille, entre scepticémie et anémie aiguë, ils se balancent entre la vie et la mort, sales et affamés, la faucheuse les guette à chaque inspiration! Au matin la plupart d'eux meurt, un vrai soulagement que d'être délivrés d'une vie pareille!!
Non c'est dommage, la vie ne vaut rien certes mais rien ne vaut la vie, on apprend à aimer sa vie quand on les voit, ces gens que le corps a lâché, ces humains qu'on raméne aux urgences pour les sauver, certains si acharnés à rester d'autre totalement épris par la fin, puis c'est Dieu qui décide qui cueillir et qui laisser mûrir!
Je me suis surprise à me voir si calme si froide, je voulais juste aider, je n'avais pas peur de les voir passer, ou de les voir souffrir, leur odeur, même leur urine ne m'a pas ecoeuré, je voulais juste les aider. J'ai même ventilé un homme intubé pendant quelques minutes, je me disais si j'arrête il s'étouffera, j'avais ce devoir ou peut être pouvoir de le tenir en vie, hallucinantes la sensation, accorder ma respiration avec le rythme de mes doigts sur le ballon!
Au fond de moi j'étais triste, c'est triste quand notre corps nous lâche, c'est triste de réaliser que nous ne somme pas notre corps, qu'il peut nous laisser tomber à tout moment, infidèle ce corps!
Parler des corps me fait penser à des amis qui viennent de rentrer de l'Inde, un passage par Varanasi les a totalement bouleversé, la saleté, la pauvreté et la mort, les cadavres humains qui flottaient sur le Gange, un spectacle affolant pour un voyage de noce!
Le corps est si répugnant, même dans sa beauté, il nous soumet à ses désirs, ses caprices, il empoisonnent notre mémoire par la sienne, le mien refuse d'apprécier tous les autres corps, il ne veut qu'un seul qu'il a gouté une fois et que faire, quand cet autre est si loin!
L'amour peut apparaître sous des têtes différentes, mais qui appartiennent au même corps!
06:28 Publié dans Ab Imo Pectore | Commentaires (0)
01.08.2011
!
03:07 Publié dans Musique | Commentaires (0)
Les identités meurtrières

Je partage ce chef-d'oeuvre du grand Amine Maalouf, je commence la lecture en ce moment même espèrant que quelqu'un télécharge et lit cette version Les identitès meurtrières.pdf pour pouvoir en parler avec moi par la suite!
02:46 Publié dans Livre | Commentaires (0)
09.07.2011
Embrouillée

Juliette, Paris 2001. © Willy Ronis, Rapho Eyedea
Je n'ai pas écris depuis des mois! Pourtant bien inspirée, le gôut de dévoiler mes sauts d'humeur et mes coups de coeur m'a échappé! Je me renferme, je réflechi! La vie, notre vie ou la mienne, devrait avoir un sens! Loin de moi les réflexions utopiquement raisonnables je suis une femme passionnée et c'est là tout mon malheur!
Je me sens disloquée désorbitée déphasée du reste de l'humanité! Mon coeur mon corps et ma tête voguent chacun dans son univers lointain! Fallait il tout bonnement que l'on naisse avec un cerveau!
J'écoute Tracy Chapman, comme pour la première fois, outre son sourire mystérieux, ce personnage m'impressionne, réussir à ce point à garder cette apparence dimorphique, comme un véritable ange, ni mâle ni femelle! Elle a réussit à extrapoler mes idées figées sur la différence entre les sexes!
Tracy m'arrache à mes rêves d'avoir une âme d'homme, rien que pour cesser de désirer des hommes inaccessibles, croyant que j'aurais plus de chance à tenter avec les femmes! Enfin je me vois, en connaissance de cause plus ouverte sur l'espèce "mâle"! Je ne réussis toujours pas à comprendre ma petite personne pour aller m'aventurer sur un champ de mines!
Les hommes est une espèce à part entière qui a le mérite d'être élementaire, les hommes sont "vrais"! George Sand avait une éloquence qui me dépasse; "Le vrai est trop simple, il faut y arriver toujours par le compliqué" D'ailleur je pense même que ce terme affolant a été crée pour et par les femmes!
Inutile de me relire, ça crêve les yeux!
03:20 Publié dans Au rythme de mon coeur | Commentaires (0)
01.05.2011
Les Quatres Saisons

Sean heavey 2010 Montana, USA
Antonio Vivaldi, la confrontation entre l'harmonie et l'invention! Les Quatres Saisons est l'oeuvre la plus jouée dans le monde. Surprent, sans abus, quand un humain feint atteindre la perfection divine on s'emerveille à en perdre raison! Dire que l'ouïe puisse provoquer tel plaisir orgasmique, Vivaldi nous rend reconnaisants d'avoir une paire d'oreilles!
04:53 Publié dans Musique | Commentaires (0)
21.03.2011
Interdit aux femmes
La Tunisie, un petit pays, peu peuplée, est classée quatrième mondiale en taux de divorce, d’après Pr Belaid Oulad Abdallah, chercheur tunisien en sociologie. On a alors pour 11 millions d’habitants, 11 000 divorces chaque année. Et tout compte fait 38% des causes du divorce sont d’ordre sexuel et physique, incapacité, déphasage de libido, adultère, jalousie, stérilité. Il se peut qu’on soit dépassé par nombre de pays arabes à savoir que ce genre d’études avec des résultats réels n’est pas courant chez les voisins, mais le problème en tant que tel est spécifique du model social tunisien. Quoique, je ne sais que dalle sur la sociologie, je ne m’empêche guère d’y penser, je vois que les jeunes tunisiens ont tendance à tomber dans le piège des extrêmes, à savoir l’abstinence et la précipitation. Fonder une famille c’est vital, on le sait tous, et pour être conforme aux normes sociales, il faut se marier alors pourquoi ces tunisiens ne le réussissent pas ? Les causes physiques et sexuelles sont incontestablement importantes, je préfère commencer par étayer la part masculine dans ce phénomène social (d'après mes propres observations), simple taquinerie de la part d’une femme qui aime les hommes, tunisiens spécialement. (les femmes c’est encore pire, je les garde à part). L’homme tunisien, indépendamment de sa classe sociale, sa religion, son niveau académique, ses moyens, son aspect physique, et même son pays natal, possède des traits de caractère communs et bien définis, le plus révélateur sera l’incertitude, ne pas savoir sur quel pied danser, faute à la mixture culturelle et historique de ce pays en mosaïque à la recherche éternelle de son identité d’origine. J’avoue, par élan de parité, que les tunisiennes n’échappent pas à cette case. Pour la majorité, trouver la femme de sa vie et l’épouser relève de l’impossible, embarras du choix ! Non, avant de choisir, il faut savoir ce qu’on veut, là on bloque, le tunisien ne sait pas ce qu’il veut en matière de femme. L’homme réagit alors de deux manières : Il reporte ce calvaire, d’où la progression de l’âge moyen du premier mariage à 40 ans pour les hommes, et peut même s’abstenir. Il se marie jeune sans se prendre la tête, pour une raison précise, la pression ; les parents veulent des petits-enfants, le besoin d’une source d’argent, la peur de s’adonner aux plaisirs tabous, la copine fait du forcing (pression de famille ou facteur âge…) au point de ne plus entendre parler d’une vrai demande en mariage en Tunisie !! L’homme qui ne sait pas ce qu’il veut est incapable de décider, pourtant quand il fait le choix, il croit savoir, il veut une femme tunisienne blonde yeux bleus, mince, forte poitrine, fesses galbées… qui sait cuisiner et sent bon, qui sait faire le ménage et le french manucure, qui fait les courses en voile et passe l’aspirateur en hauts talons et porte-jarretelles, de famille bourgeoise et modeste, riche et pas gâtée, indépendante qui lui file son salaire, hautement diplômée et moins intelligente que lui, expérimentée et vierge, partage des activités et le laisse tranquille, discute et obéi,…. Il sait ce qu’il veut, il se marie alors pensant trouver la meilleure partenaire, il fait obstruction au bon sens et à toute remarque d’incohérence avec son cahier de charge il répond par « ça va s’arranger, je vais la changer », là bonjour la catastrophe. Après les préparatifs du mariage et l’affrontement de M. Sang Froid et Mme Bridezilla, les découvertes se déchainent, il devra d’abord encaisser toutes les déceptions des premiers jours, sexe, propreté, bouffe, ménage, goûts, complicité, générosité, intelligence, élégance, politesse, relations publiques… après monter un stratagème de retapage ! Disputes, conflits de principes, scènes de «manège »... Un mois, deux, Mme est enceinte (pour garder son mari il faut un enfant), pure délire féminin (à attaquer ultérieurement), alors M. est déchiré entre panique et ébauche de paternité, entre trousseau et gynéco, il n’y a plus de place à l’intimité. Un mois, deux, un an, la courbe du bonheur attaque sa phase stationnaire pour ne pas dire phase de lyse (désolée pour les termes microbiologiques, faute à ma formation la croissance bactérienne m’inspire), un couple mal alimenté en émotions ne s’épanouira plus, comme les bactéries ; elles meurent et le couple se sépare, elles sporulent et le couple devient frères et sœurs, amis ou même colocataires. Je perds le fils des idées, voilà dans le cas général et dans les différents scénarios, M. et Mme ne se retrouvent plus au lit, déphasage de libido, blocage, précocité, manque d’imagination, frigidité, incapacité et j’en passe. Monsieur est déçu, plus que jamais, le comportement dans ce cas est si curieux, comme la majorité des jeunes couples tunisiens, discuter de sa vie sexuelle est presque un tabou, l’homme pense qu’en parler est une faiblesse, la femme craint se faire passée pour nymphomane et continue à jouer la comédie (dans le cas d’une insatisfaction dans le sens inverse), l’homme retrouve ses vielles habitudes, la femme retrouve ses amies et ses parties de cafardage interminable, le shopping inutile, ménage abandonné, et un come-back aux scènes de ménage quotidiennes ( pire scénario). L’homme et sa femme pourront être plus civilisés, ils s’ignorent, évitent les accrochages, et comme généralement, l’un deux est toujours attiré par l’autre peut faire un effort pour reconquérir (s’il se rend compte déjà qu’ils touchent le domaine « danger mort »), l’autre perd toute envie et réagit à sa manière, les hommes plus facilement que les femmes (on le sait tous) ont recours à un fast food émotionnel après leurs problèmes de digestions à domicile, l’homme enlève son alliance à la sortie de la maison et part à la conquête d’un monde plus vivant, faute d’effort féminin d’une part et erreur de tact masculin d’une autre. Je défie n’importe quel tunisien prétendant n’avoir aucune connaissance qui se tape une maitresse ou même une amourette en cachette loin de son « enfer conjugal » (qui peut être un vrai paradis paradoxalement). Cet homme insatisfait qui s’adonne aux tromperies et mensonges, va maudire ce choix qu’il a fait au début, oubliant alors qu’il n’a pas réussi à définir ses critères objectivement, cet homme qui plaque sa maitresse pour épouser une fille de bonne famille payera souvent cher la facture, cet homme qui rejette une femme mûre pour une jeune canon, blonde et bête payera aussi. Tout ça, si mal exprimé et incohérent, pour dire il n’existe jamais une femme accomplie, qu’un homme ne peut jamais refaçonner une femme déjà bâtie, que l’harmonie est le secret de la réussite, que la sexualité est la clé de voute du petit temple du mariage, que découvrir sa partenaire et accepter sa vrai personne est le seul moyen d’échapper aux 38% des 11000 couples qui se séparent pour des raison d’ordre physique et sexuel. Je pense pourtant qu’un homme qui ne sait pas sur quel pied danser est sacrément moins dangereux pour le couple qu’une femme qui ne sait pas danser du tout
14:37 Publié dans A Traver L'Oeil Magique | Commentaires (0)
28.02.2011
Je vous accuse Défenseurs de la Nation
J’accuse,
J’accuse le Tunisien, pour la Tunisie, pour le Tunisien et pour l’histoire.
J’accuse l’égoïsme contondant, l’indifférence inouïe, l’ignorance érudite.
J’accuse les esprits malléables, les âmes lâches, les cœurs fébriles, les cerveaux obtus, les râleurs exécrables, les frimeurs, les flatteurs, les discoureurs, les complimenteurs.
J’accuse les musulmans qui oublient que Dieu existe pour être adoré avant d’être craint, que la mort n’est que le début pas la fin, qui remplacent le rêve de voir Dieu par la convoitise véreuse de son Eden.
J’accuse les musulmans qui posent leur têtes sur le sale pavé pour que le monde croient leur piété, qui oublient les piliers et s’agrippent aux déchets.
J’accuse les émotifs, les méditatifs, les subjectifs, les accros aux dormitifs, les déplorables normatifs, les balourds significatifs, les opposants improductifs, les dirigeants craintifs.
J’accuse les cultivés incultes, les illettrés contrediseurs, les éternels contestateurs, les ricaneurs, les moqueurs, les blagueurs.
J’accuse les juristes chicaneurs, les politiciens égocentriques, les journalistes bornés, les artistes profiteurs, les hommes d’affaires usurpateurs.
J’accuse les siffleurs, les hueurs, les manifestants qui confondent la Kasba et la Coupole d’El Menzah, les conspueurs de liberté qui ne voient pas que leurs cerveaux sont domestiqués.
J’accuse les paranoïaques, les amateurs du complot, les fanatiques des Franc-Maçons, les intégristes, les extrémistes, les terroristes, les communistes, les socialistes, les islamistes, les progressistes, les radicalistes, les impérialistes, les capitalistes, les libertins, les laïques.
J’accuse les pessimistes moroses aux lunettes noires, les optimistes joviales aux lunettes roses, et les objectifs qui refusent de se montrer.
J’accuse le Tunisien qui ne sait toujours pas d’où il vient et où il va, j’accuse le Tunisien qui ne connait toujours pas que son génome est l’hybride le plus complexe de la planète, j’accuse le Tunisien qui refuse d’accepter que l’autre c’est lui et n’est pas l’enfer.
J’accuse le Tunisien qui dit après moi le déluge, j’accuse le Tunisien qui ne se reconnait pas, qui oubli que celui qui ne dit mot consent, je vous accuse Défenseurs de la Nation et je m’accuse fièrement de ne pas savoir comment mourir pour que vive la Patrie.
22:43 | Commentaires (0)
26.01.2011
Sleepless in Tunis
Tunis est dans le chaos, ma tête n’arrive pas à ranger les événements de ces derniers jours !
Je vis dans un couvre feu nocturne depuis deux semaines, et ma vie est en mode pause. Sauf cette étrange sensation de vulnérabilité émotionnelle, cette facilité de m’emporter, de fulminer parfois, ces rires hystériques et ses larmes en tourbillon !
En temps de crise, les gens réagissent différemment, mais en temps de crise la barrière de défense sentimentale est plus affaiblie que jamais !
Preuve, deux jeunes gens séparés par un océan, à force de se parler, et discuter des nouvelles du pays se rendent compte qu'ils se rapprochent!
Et dire que les plus belles histoires d'amour de l'humanité se déroulaient en temps de guerre!
Je parle avec tous mes amis qui se ne sont pas en Tunisie, depuis Hanoï jusqu’à Montréal, je me demande comment j’ai connu tous ces gens, mais peu importe, le simple fait de les entendre parler de leur vie normale, leur banalité, le quotidien, le décalage horaire, les livraisons de pizza, les cours, les soirées, la température, me rend la soirée vivable.
Loin du vocabulaire obsessionnel de manifestation, démocratie, liberté, opposition, gouvernement, constitution, complot, milice, syndicat, grève, armée, hélicoptère, sniper, balle, balle et balle, qui d’ailleurs absorbe mon subconscient jusqu’au sommeil.
Loin du chaos, le monde extérieur est l’échappatoire, l’alcool peut être ou l’amour, enfin tout ce qui peut m’écarter de cette atmosphère confinée de post chute de dictature.
Le pays me meurtrie, je porte sa peine jusqu’à dans mes veines, et la ville renvoi ses démons pour réveiller les plus beaux souvenirs, et si un jour le beau vieux temps décidera de se suicider !
La liberté se paye cher, mais le passé n’a jamais était sombrement infernal, je vivais bien, je savourais les petits plaisirs, et c’est justement ces petits plaisirs qui me faisait le plus mal, ce chagrin débile et inadmissible de perdre les petits plaisirs contre cette grande valeur qu’est la liberté et la démocratie !
Je ne dors pas la nuit, comme pour sentir toutes les heures du couvre feu, pour essayer de comprendre de quelle liberté parle-t-on, refusant de dormir avec l’évidence d’être prisonnière chez moi.
Je passe la nuit à parler au monde, et consumer mes souvenirs, l’odeur du jasmin, au Café des Délices, une chicha, thé à la menthe, vue splendide sur le port, brise d’un nuit d’été et la voix d’Om Kolthoum, les soirées sur la plage, les salsa party, les dîners arrosés à la Mamma, les spectacles au Théâtre Municipal, à Carthage, les après midi footing au Belvédère, les cafés et discussions interminables avec les amis, les balades ramadanesques à La médina, même la faculté et sa dizaine de milliers d’étudiants.
Tunis, ses trottoirs envahis par ses cafés, ses étourneaux qui se dépalssent en nuage et caresse l’Africa, ses odeurs, encens, jasmin et friture, ses Lablebi et Kafteji, sa culture, ses voitures, ses boutiques, ses connards, ses clochards, ses intellos, ses coincés, ses pauvres, ses poubelles, ses friperies, ses souks, ses lounges, ses hammams, ses métros, sa Médina, son humours, sa luxure, sa vulgarité, sa douceur, ses monuments, ses fêtes, ses derbys, sa Goulette, ses Babs, sa Kasba, ses quartiers mal famés, Tunis et son âme.
Réduire le pays à une ville me laisse imaginer ses autres villes mieux portantes et reprennent vie, me rassure, penser à Ain Draham et ses forêts, Hammamet et ses hôtels vides, Kasserine et sa réserve du Mont Chaanbi saccagée, le grand sud et ses chameaux au chômage, Djerba perdue dans la mer ! C’est affolant de faire le Yann Arthus Bertrand et survoler le pays avec un objectif !
Alors je fais l’autruche pour survivre à cette douleur, et je veille jusqu’à l’aube pour guetter la liberté au petit matin priant de toutes mes forces pour ce peuple et ce pays !
04:35 Publié dans Ab Imo Pectore | Commentaires (0)
11.01.2011
Petit Pays qui saigne
J’ai vingt cinq ans, comme des milliers de jeunes de ma génération, nous sommes à Tunis, le 12 janvier 2011, à vingt heure du soir, séquestrés chez nous par un couvre-feu général, on a vingt cinq ans, c’est notre premier couvre-feu officiel !
Tunis est entrain de vivre sa troisième nuit de violence depuis que le soulèvement a commencé dans le pays, je ne vais pas étayer les raisons, conséquences, faits et événements de cette crise populaire insolite, j’ai juste besoin de partager un sentiment qui m’écrase la poitrine.
J'éprouve un besoin douloureux de pleurer, une sensation amère qui me décolle les tripes, j’ai vingt cinq ans, comme des milliers de jeunes tunisiens, on goûte ces sentiments pour la première fois!
J’avais souvent essayé de comprendre la peur d’Anne Frank ou Zlata Filipovic ou encore Ghada Al Sammen, essayé d'imaginer Amsterdam à la deuxième guerre mondiale, Sarajevo sous le siège et Beyrouth pendant la guerre civile!
Imaginer la peur de ces femmes séquestrées dans leur pays, entourées de dangers imminents, et suivre les nouvelles de Gaza, Bagdad, Koweït, Kaboul, le Zaïre, la Bosnie, le Tchétchène comme on regarde un film, avec le même intérêt détaché. Moi qui pleure parfois secrètement pour l’humanité meurtrie, moi qui n'a vu ou entendu d'arme à feu que la carabine à plombs et les ogives rouillées des Lebels de la France coloniale.
Je vis d'un coup sous la menace de voir mon pays sombrer dans un chaos d'enfer, de voir les tunisiens démolir le pays et leur gouvernement démolir leur vies.
Et après tout ce temps, aujourd'hui même pour la première fois de ma vie, je comprends ce que voulais dire E.E. Hale « On appartient à sa patrie comme on appartient à sa mère. »
Dans mon cœur, la Tunisie prend la forme d'une mère adorée, une mère qui m'a bercé longtemps aussi mal que bien et sans me regarder, puis d'un coup me dévoile son vrai visage, un visage qui saigne, je sens pour la première fois cette peur débile, insensée, légitime de la voir souffrir, de la perdre, cette terrible frustration qui émane de mon envie d'intervenir freinée par je ne sais quelle force bête et obscure.
Mon Petit Pays adoré, ma patrie court le risque de perdre son plus précieux joyau, qu'on croit même contrefait; la paix. Ma Tunisie peut d'un coup se dégénérer et s'immobiliser dans cette maudite seconde que j'imaginais parfois sans la croire possible, une seconde sans paix!
Je pense que le sens de la patrie nous a été transmis dans les gènes, le petit frisson inavoué à l'écoute de l'hymne nationale, la joie folle de voir une de nos équipes ou sportifs cartonner en compétition internationale, la fierté discrète d'avoir les armoiries du pays scellées sur nos diplômes, plus flagrant encore, l'émotion inexplicable qui nous submerge à la rencontre de notre drapeau ou d'un compatriote dans un pays étranger, dans un vol retour de n'importe quelle ville du monde on jubile presque tous à la vue de Tunis, à voir qu'on appartient à cette terre, si humble soit elle.
On a beau le nier la patrie c'est ça, c’est cette affectivité identitaire innée que la détresse déploie!
Au départ et comme plusieurs tunisiens, j’ai refusé de regarder les infos, d’ouvrir les vidéos, de m’emporter, j’avais tellement peur de le croire, jusqu’à ce que le cœur du pays s’embrouille les voix des étudiants entre hymne nationale et étouffement par gaz lacrymogène, normal je fais partie de cette génération bizarre des années 80.
Puis aujourd'hui, la patrie est devenue une épine enfoncée dans nos yeux, elle fait mal à chaque clin d'œil, aujourd'hui je me retiens à peine de pleurer pour ne pas me sentir faible, mais voir ce qui arrive me glace le sang.
01:50 Publié dans A Traver L'Oeil Magique | Commentaires (0)
23.12.2010
Piano Man
23:55 Publié dans Musique | Commentaires (1)
Joyeux Noël

Dans l'air il y'a un petit parfum de fêtes, pourtant ici Noël n'existe pas réellement, le parfum se dégage des émissions télé européennes, des publicités dans les magasines, de quelque boutiques dans les centres commerciaux, du temps qui se refroidit, des souvenirs d'antan qui n'ont jamais réellement existé.
A Tunis on ne fête pas Noël mais sa magie nous touche, nous un peuple fêtard, une grande nation qui se plonge dans la merde jusqu'au cou, on fait la fête, Grand Aid, Petit Aid, Ramadan, Achoura, Mouled, le nouvel ans arabe, puis la rentrée scolaire, le week-end, le bac, le derby de la capitale, l'anniversaire de rencontre, l'anniversaire du chien, puis nos fêtes ne suffisaient plus, on va pas se tuer, on invente des fêtes, on pique chez les voisins, Saint Sylvestre, l'épiphanie, Saint Valentin, la fête des femmes, des arbres, des reins, l'arrivée du printemps, le premier de Mouharram (le nouvel ans juif qui se fête à Testour), puis Noël, et c'est ce que j'aime le plus, moi une fille qui hais les fêtes je trouve Noël la fête la plus magique qu'il en soit.
Dans nos livres, nos jouets, comptines, napperons, animés, Noël a fait partie de notre enfance discrètement.
La vendeuse d'allumettes, La Magie de Noël, Le Drôle de Noël de Scrooge, Home Alone, mais surtout la musique; Carol Of Bells ou encore, Jungle Bells, Marry Christmas, Deck The halls, White Christmas … La meilleure est celle de Benjamin Britten, A Ceremony Of Bells l’opus 28, chorale, 12 mouvements, mes préférés; This Little Babe, As Dew in April et Spring Carol.
00:10 Publié dans Au fil du temps | Commentaires (0)
21.12.2010
Rêver les yeux ouverts
Envie de relaxer, voguer dans des univers inconnus, l'imagination est un atout puissant, un petit clic sur la touche off de la réalité et c'est parti pour un tour sans limite, fermez les yeux on atterrit...
A Milan satin et saphir dans une loge à la Scala à écouter Vivaldi ou Bach, à Montreux dans une petite barque sur le lac Léman, entourée de brume et de cygnes, à Prague un baiser langoureux sur le pont Charles, à danser une valse sur une arcade au théâtre d'El Jem, à Zanzibar moitié sur le sable moitié dans l'eau, un déjeuné au Rock, à Shanghai sur un banc au jardin Yu Yuan une douce pluie caressant la peau, à Buenos Aires faisant l'amour sur une table de billard au café Tortoni avec en bas fond Carlos Gardel ..
Dans mon lit à m'amuser à imaginer la terre aplatie, à maudire les connards qui prétendent qu'elle est simplement un maudit petit village, parce que si c'était le cas, voguer n'aura plus de sens.
Johann Sebastian Bach, Jesus Joy Of Man's Desiring
Gabriel Fauré, Requiem Op. 48 In Paradisum
01:28 Publié dans A Traver L'Oeil Magique, Musique | Commentaires (0)
10.12.2010
Femmes, selon Stéphane Audeguy
"Le mythe de la douceur féminine est un vieux piège du sexisme. Ce que la pitié, en amour, est aux hommes (voir à ce sujet un terrible roman de Stefan Zweig: La pitié dangereuse).
C'est le piège le plus efficace n'importe quel misogyne sait exploiter cette donnée sociale; et tout bon psychopathe peu séduire en affectant une certaine douceur, et d'ailleurs torturer et violer doucement sa victime, parce que c'est plus amusant. Plus banalement, cette idéologie douceâtre, mais puissante, facilite toute sorte d'exploitation des femmes, sur leurs lieux de travail et dans leur vie privées.
Par ailleurs, cela ne condamne en rien la douceur elle-même; seulement le modèle qui prétend l'imposer comme modèle; et, comme son corrélat, un idéal de rigidité virile. Ne nous laissons pas abuser sur ce point par quelques changements superficiels, tels que la présence de produits de beauté destinés aux hommes dans les supermarchés."
Stéphane Audeguy, Petit éloge de la douceur
00:45 Publié dans Livre | Commentaires (0)
08.12.2010
Double Trouble

La chorale de bienvenue à Poudlard avait chanté Double Trouble, quand Harry Potter allait rencontrer le prisonnier d'Azcaban, le morceau regorge de magie et mystère, il est composée par John Williams, les paroles sont extraites de Macbeth de William Shakespeare acte IV, scène I,
Double, double toil and trouble;
Fire burn, and cauldron bubble.
Double, double toil and trouble
Something wicked this way comes
Eye of newt, and toe of frog,
Wool of bat, and tongue of dog,
Adder's fork, and blind-worm's sting,
Lizard's leg, and owlet's wing -
Double, double toil and trouble;
Fire burn, and caldron bubble.
Double, double toil and trouble
Something wicked this way comes
In the cauldron boil and bake;
Fillet of a fenny snake,
Scale of dragon; tooth of wolf;
Witches' mummy; maw and gulf
(Double, double toil and trouble;
Fire burn, and cauldron bubble.)
Double, double toil and trouble;
Fire burn, and cauldron bubble.
Double, double toil and trouble;
Fire burn, and cauldron bubble.
Something wicked this way comes
18:29 Publié dans Musique | Commentaires (0)
25.11.2010
Stop Crying Your Heart
Punck, Rock, Emo je n'en sais pas trop, c'est comme chercher des différences entre l'écriture chinoise et japonaise, enfin ça ne m'empêche pas d'apprécier!
Oasis, Stop Crying Your Heart Out
Dashboard Confessional, Stolen
J'ai tellement peur de craquer, ça commence à se faufiler, cette nostalgie mortelle, il n'est jamais facile de renoncer à son meilleur ami parce que l'amour a tout foiré.
C'est vide la vie sans lui, c'est dur de dire adieu pour la vie, je me tue pour ne pas craquer. Chaque milliseconde de résistance est un pas vers un future vivable sans lui et je donnerai tout pour ne plus sentir ce trou dans ma poitrine quand ma mémoire envoi son image vers mes yeux.
Mes yeux refusent toujours de pleurer, miracle!! Non c'est mon coeur qui pleure..
00:31 Publié dans Ab Imo Pectore | Commentaires (0)

































